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Récit de crise #2 - Entretien avec Sandrine Cauvin, Gérante de fonds d'investissement

" Nous faisons face à une épidémie inédite mais nous savons tous que l’autre risque majeur qui nous guette est celui d’une catastrophe liée au climat. "

Aujourd’hui et toujours dans le but de faire entendre le plus de voix possibles, CIVIL IMPACT donne la parole aux citoyens pour s’exprimer sur la chose publique.
En cette
période inédite, notre série #RécitDeCrise a pour objectif de donner la parole aux citoyennes et citoyens pour avoir leur avis sur cette période de confinement que nous vivons.

Pour ce second épisode, Sandrine Cauvin, entrepreneure et Gérante de fonds d'investissement, s’est confiée à nous pour nous parler de la crise sanitaire actuelle et sa vision des choses.

CIVIL IMPACT : Pouvez-vous vous présenter ?

Sandrine Cauvin : Sandrine Cauvin, 47 ans, maman de deux enfants, gérante de fonds d’investissement, entrepreneure et représentante de parents d’élèves pour la PEEP, également trésorière d’Agora France association d’engagement citoyen et activatrice de politique locale qui propose de remettre le débat au cœur des mairies afin que les citoyens puissent s’emparer des sujets de proximité mais aussi de sujets à dimension nationale.

CIVIL IMPACT : Votre vie en 3 mots avant le Coronavirus 

Sandrine Cauvin : Active, conviviale, constructive

CIVIL IMPACT : Votre vie en 3 mots depuis le Coronavirus 

Sandrine Cauvin : Bouleversée, ralentie, en questionnement

CIVIL IMPACT : Comment voyez-vous les jours, les semaines à venir ?

Sandrine Cauvin : A très court terme, je m’attends à des jours difficiles dans un environnement dégradé sans visibilité. Puis viendra une phase de stabilisation au terme de laquelle il sera possible d’envisager un retour à la normale, que je vois progressif. Les mesures de distanciation continueront de peser une fois passé le pic de l'épidémie et des questions se posent sur le rythme auquel rouvriront les frontières, sans parler d'un éventuel retour de l'épidémie à l'automne sur lequel il est impossible de se prononcer mais qu'on ne peut écarter.

CIVIL IMPACT : Si vous aviez en face de vous les membres du gouvernement, à qui souhaiteriez parler et que lui diriez-vous ?

Sandrine Cauvin : Je souhaiterais parler à Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire.

N’avons-nous pas là devant nous l’opportunité d’accélérer sur la transition énergétique et aller vers la neutralité carbone ? Alors que la moitié de la population mondiale est confinée, la créativité et les changements de comportement établissent une nouvelle norme. Le télétravail est prépondérant, ce qui impose de nouvelles habitudes, comme la limitation des déplacements domicile-travail et la multiplication des réunions en ligne, réduisant ainsi la nécessité des trajets. Donnant l’exemple, les chefs d’Etat du G20 ont réalisé les discussions sur le coronavirus par vidéoconférence.

Une question se pose : une fois que l’épidémie sera derrière nous, les émissions renoueront-elles avec les niveaux d’avant la crise sanitaire ? J’aimerais que ce ne soit pas le cas, que les mesures de stimulation économique durables, associées à des taux d’intérêt bas, des plans de sauvetage structurés et l’adoption permanente de nouveaux comportements au travail, fournissent une opportunité historique pour la transition climatique. Nous l’avons là à portée de main, il suffit de la saisir. Car nous faisons face à une épidémie inédite mais nous savons tous que l’autre risque majeur qui nous guette est celui d’une catastrophe liée au climat. Notre devoir à tous est de nous y préparer pour l’éviter. Cette crise que nous vivons pourrait voir le début de la transition vers une économie équitable, inclusive et résiliente.

CIVIL IMPACT : Pensez-vous revoir votre façon de travailler après cette période ?

Sandrine Cauvin : C’est une possibilité. Je me suis aperçue qu’il y a un gain d’efficacité et de productivité à travailler à domicile et faire des réunions en visioconférence plutôt que physique. Et au-delà de cela, si je reprends l’idée du dessus, moins de déplacements, c’est moins de transports et donc moins de pollution. Autre corollaire au télétravail, cela permet de baisser les coûts pour les entreprises qui peuvent ainsi baisser leurs surfaces de bureau.

CIVIL IMPACT : Le mot de la fin de cette interview pour vous … quel serait-il ?

Sandrine Cauvin :  Optimisme

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